L'actu : un autre regard
Le débat sur l’identité nationale se poursuit. Il est complexe et viscéral, puisque il concerne la culture, c’est-à-dire les points de repère de notre existence.
L'UNESCO propose cette définition de la culture : « La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société, un groupe social ou un individu ».
La culture est donc globalisante. Cet ensemble de manières de penser, de sentir et d'agir partagé par un groupe de personnes leur fournit une perception d’identité particulière et distincte qui est à la fois objective et symbolique. Cette culture est transmise socialement et n’a rien à voir avec un héritage génétique ou instinctif de l’individu. C’est tout ce qui, acquis par l’éducation, est accompli par habitude.
Dans un sens on peut dire que la culture nous rend la vie plus facile. Devant le nombre incalculable de choix à faire jour à jour, la culture limite le stress qui en découle : il y a une certaine façon de s’habiller selon les circonstances, une certaine façon de saluer les gens, un certain ordre dans le déroulement d’un repas. Comme la conduite automobile, on accomplit sans y penser tous les gestes habituels, tout en respectant les règles de la circulation.
Contrairement à l’animal, l’être humain n’est pas confronté à la simple réalité. Il en a toujours ‘sa petite idée’, c’est-à-dire une représentation mentale qui n’est pas une simple description, mais une interprétation qui se base sur une manière de voir la réalité. La psychologie sociale a fait de cette représentation le concept de base de ses analyses de la société.
Mais que faire lorsque différentes cultures se côtoient ?
Quel est le regard de la Bible sur cette question ? L’apôtre Paul a écrit aux chrétiens en Galatie (la Turquie actuelle): « Il n’y a donc plus de différence entre les juifs et les non-juifs, entre les esclaves et les hommes libres, entre les hommes et les femmes ». Bien sûr, les différences ne sont pas gommées de façon absolue. Mais l’apôtre explique que l’identité des chrétiens est d’abord celui d’enfants de leur Père céleste, réconcilié avec lui par Jésus-Christ. Toute autre identité est par conséquent secondaire. Réelle, mais secondaire. Ce qui permet de relativiser les choses.
Le problème, d’après l’enseignement biblique, c’est que les êtres humains se refusent à vivre cette réconciliation avec Dieu, et cherche leur identité dans d’autres repères culturels. Le débat se poursuit donc, et risque d’être un débat sans fin. A moins de se convertir, de revenir à Dieu pour retrouver sa véritable identité … celle qui est éternelle.
© David Brown, 2010.
