J'dis ça j'dis rien

 

Astiz et Douch

 

Ces deux noms ne vous disent probablement rien. Pourtant vous avez sûrement entendu parler d'eux lors d'un de ces reportages de trois minutes que l'on relègue en fin de 20h. Tous deux viennent d'être jugés récemment par la justice de leur pays respectif pour répondre de leurs crimes. Mais il n'y a pas que cette coïncidence qui les réunit, il y a aussi leur « profession » passée.

 

Astiz , surnommé « l'ange blond de la mort », dirigeait le plus grand centre de torture de la dictature militaire argentine de 1976 à 1983. Dans le cadre de cette activité (parce qu'il s'infiltrait aussi parmi les opposants pour les dénoncer), il est responsable de la mort (mais aussi du traitement plus que sadique) de 5000 personnes. Militaire zélé, il a parfaitement accompli ce que le régime attendait de lui.

 

Douch, de son vrai nom Kang Kek Ieu, était quant à lui directeur de la prison de Tuol Sleng pendant la dictature communiste des khmers rouges au Cambodge de 1975 à 1979. Il est responsable de la torture et de l'extermination de 15000 personnes. Fidèle partisan du régime, il a froidement et méthodiquement éliminé ceux qui pouvait représenter une menace pour celui-ci.

 

Si on juge ces 2 tortionnaires seulement maintenant, c'est parce que le premier bénéficiait d'une amnistie (à base de filles et d'hôtels de luxe) qui a récemment pris fin et que le second était caché dans un village au fin fond de la jungle cambodgienne avant d'être reconnu en 1999 par un photographe.

 

Jusqu'ici leur parcours est analogue, semblable à celui de tous ces autres « fonctionnaires de l'horreur » qui, dans l'Histoire, ont voulu sauver leur peau après la chute du régime auquel ils avaient cru. Mais c'est à partir de leur arrestation que les trajectoires des 2 bourreaux vont irrémédiablement se séparer.

 

Astiz ne donnera jamais le moindre signe de regret. Pire même : il se présente à son procès en tenue décontractée, avec à la main un livre « Tuer à nouveau » qu'il lira pendant les débats et qu'il présentera ostensiblement aux familles des victimes. Sa ligne de défense sera classique. Depuis, les premiers procès des officiers nazis, tous les criminels de guerre disent la même chose : « nous ne sommes pas des monstres ! Juste des fonctionnaires, des militaires qui obéissent aux ordres. Nous étions juste les rouages disciplinés d'une administration bien huilée. Nous ne sommes pas responsables, ce sont nos anciens chefs qui ont tout orchestré. »

 

Quand il sera reconnu par le photographe Nie Dunlop, Douch commencera par mentir puis, devant l'évidence, dira : « Si vous êtes ici, c’est la volonté de Dieu. J’ai fait de très mauvaises choses auparavant dans ma vie. Maintenant est venue l’heure des « représailles ». Mon unique faute est de ne pas avoir servi Dieu. J’ai servi les hommes, j’ai servi le communisme. » Il a ensuite plaidé coupable des crimes qui lui étaient imputés pendant son procès et a demandé plusieurs fois pardon aux familles des victimes. Même si depuis 1996, date de sa conversion au christianisme, Douch n'est plus celui qu'il a été (c'est un né de nouveau, il vit maintenant une nouvelle vie avec Jésus comme Seigneur), il veut que justice soit faite et tient à assumer la conséquence de ses actes.

 

Les régimes totalitaires avec leurs pogroms, goulags, génocides, camps de travail, etc. nous montrent bien jusqu'où peut aller la barbarie humaine que la Bible appelle « Péché ». Et on voit bien que même des années après, dans un autre cadre, avec une vie de famille et avec des allures de notables, les acteurs les plus actifs de cette horreur institutionnelle n'ont toujours aucun remord. Alors, dans la grande famille des monstres de l'Histoire, Douch fait figure d'exception. Lui, il a compris le mal qu'il a fait parce que quelqu'un a profondément changé son cœur. Son but n'est plus de sauver sa peau, de profiter de la vie comme tous les autres. Maintenant, il veut rendre gloire à Celui qui l'a sauvé, racheté... quitte à croupir en prison pour le restant de sa vie.
Il y a de grandes chances pour que vous n'ayiez pas perpétré les mêmes exactions que Douch et Astiz mais sachez que d'après Jésus vous êtes aussi coupables qu'eux. Vous aussi vous avez un coeur mauvais, vous aussi vous êtes, à votre manière et avec vos moyens, violents, vous aussi vous voulez avant tout vous servir vous-mêmes. Mais la question qui se pose maintenant à vous est : allez-nous nier les faits et continuer à resquiller comme Astiz ou allez-vous prendre vos responsabilité et demander pardon comme Douch ? Parce qu'un jour, vous aussi vous comparaitrez devant un tribunal (divin) devant lequel tous vos méfaits seront étalés. Ce jour-là, soit vous plaiderez coupable et vous aurez pour avocat Jésus (100% des procès gagnés), soit vous plaiderez non-coupable et vous vous débrouillerez (enfer garanti).

 

Alors un conseil : laissez Jésus changer votre vie dès maintenant ! Cela ne vous fera pas échapper aux conséquences de vos actes sur cette terre mais ça vous donnera une paix incomparable et surtout, ça vous fera échapper à la perdition éternelle. Qu'attendez-vous pour accepter la Grâce de Dieu ?

 

© Yohann Tourne, 2010.